Conseil en gestion de patrimoine bastia
Toutes les étapes pour constituer son patrimoine
Qu’est-ce que le métier de conseil en gestion de patrimoine et quelles solutions peut-il apporter à ses clients professionnels ou particuliers, afin de savoir construire, gérer puis transmettre leur patrimoine ou leur entreprise.
Au cours d’une interview je réponds à toutes ces questions, aux côtés de Damien Freund, pour sa newsletter PATRIMOFI (dédiée au patrimoine, à l’immobilier et la finance).
Avant d’exercer en qualité de conseillère en patrimoine, j’exerçais uniquement la profession d’agent immobilier spécialisée dans le neuf. Au fil du temps, j’ai pris conscience qu’il était nécessaire d’apporter un service client de plus en plus complet et c’est pour cela que je devais ajouter des compétences connexes à mon conseil en immobilier et notamment le Conseil en assurance et en crédit.
C’est la raison pour laquelle j’ai repris mes études et j’ai passé un master 2 d’expert en optimisation et gestion de patrimoine.
L’éducation financière, donc apprendre à gérer son argent est devenue une compétence essentielle pour construire et préserver son patrimoine.
Mais apprendre à gérer son argent, c’est bien plus que savoir compter ses dépenses, par exemple pour un particulier ou savoir traiter sa comptabilité de base en interne pour une
entreprise. Parce qu’apprendre à gérer son argent, c’est prendre le contrôle de ses finances pour bâtir des projets solides, des entreprises solides, c’est protéger sa famille et préparer l’avenir avec sérénité.
Et une bonne gestion financière constitue la première pierre du patrimoine.
Et bien qu’il s’agisse de particuliers ou de chefs d’entreprise, l’enjeu est de comprendre que l’on ne peut pas traiter de manière isolée une seule composante à l’instant « T », qu’il s’agisse d’optimiser sa fiscalité, sa transmission ou d’épargner pour sa retraite. Toutes ces dimensions doivent être orchestrées, arbitrées entre elles afin d’avoir une vision d’ensemble à court, moyen et long terme. Les outils mis à disposition et les actes posés, doivent être stratégiquement organisés en fonction des objectifs du particulier
ou du professionnel.
Et cette stratégie doit être clairement envisagée dans une perspective large, puis organisée et mise en œuvre par des actions spécifiquement optimisées sur la durée,
avec un échéancier structuré étape par étape et des révisions régulières afin que cette stratégie d’ensemble demeure adaptable, et pérenne face aux aléas de la vie.
Alors c’est vrai qu’actuellement on ne peut pas échapper aux mises en garde menaçantes de la venue de l’IA qui crient à corps et à cris que de nombreuses professions vont disparaître et parmi elles, celle de conseiller en gestion de patrimoine. Bon…Pour ma part, je ne suis pas inquiète. Comme toute révolution et évolution, cette technologie nécessitera des adaptations afin de rester toujours aussi indispensable. Parce que parmi les besoins fondamentaux de l’humain, celui de se sentir accompagné et guidé par un conseiller en qui on a confiance parce qu’il nous connaît, il sait nous écouter, il comprend nos inquiétudes et sait prendre du recul sur la situation pour en ouvrir pleinement la vision, les tenants et les aboutissants, ou encore corriger notre trajectoire lorsque l’on envisage de faire de mauvais choix par ignorance ou une mauvaise interprétation des résultantes qui nous échappent.
Tout cela restera l’essence fondamentale des interactions humaines. Et un bon conseiller qui sait créer un lien dévoué, solide et durable avec son client, tout en étant encore plus
performant grâce à l’IA n’en sera que plus indispensable et apprécié d’avantage.
Pour ce qui est de l’avenir de la gestion de patrimoine en Corse plus particulièrement, je suis intimement convaincue que le besoin ira en grandissant, surtout pour les chefs
d’entreprises. En effet, le nombre de créations d’entreprises en Corse est chaque année en constante évolution.
Par exemple, en 2024, la Corse a enregistré 6520 nouvelles immatriculations d’entreprises, soit 5% de plus qu’en 2023.
Alors ce sont essentiellement des entreprises individuelles parce que ce sont 70% des entreprises qui ont été créées sur l’île.
Et ce qui signifie que, plus que jamais, les entrepreneurs individuels auront besoin d’être accompagnés dans la gestion de leurs finances d’entreprise, de leur patrimoine d’entreprise, que ce soit fonds de commerce, titre de société, que dans la dimension privée et familiale de la gestion de leur patrimoine. Par ailleurs, les chambres de commerce
locales se font forts d’encourager les dirigeants d’entreprises au développement du e-commerce et de l’exportation à l’international. Cette ouverture au monde pour notre
mentalité d’insulaires constitue un véritable défi pour les entrepreneurs corses.
Et je maintiens donc que leur besoin d’accompagnement ira en grandissant.
Alors pour les particuliers, les bonnes pratiques pour savoir mettre en œuvre la gestion de patrimoine passent par 5 points essentiels.
a) D’abord, mieux maîtriser ses flux financiers.
b) Ensuite, constituer une épargne de précaution.
c) Troisièmement, optimiser son épargne et ses placements.
d) Quatrièmement, préparer l’avenir et la retraite.
e) Cinquièmement, réduire la fiscalité.
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Passons à présent aux bonnes pratiques pour les chefs d’entreprises : car se faire accompagner, c’est finalement miser sur la longévité.
Et dépasser le cap sensible des fermetures observées statistiquement à 3 ans d’existence et à 5 ans d’existence.
Donc ça va passer par différents points, au moins 6.
a) l’analyse financière de leur entreprise, c’est à dire optimiser la gestion pour pérenniser et optimiser les flux,
b) L’évaluation au plus juste de leur entreprise en vue de la cession ou de la transmission.
c) Les assurances obligatoires et facultatives, que ce soit la dommages-ouvrage dans le domaine du bâtiment ou la ou la décennale, mais plus généralement l’assurance
responsabilité civile, les assurances d’exploitation, les assurances hommes-clés, et cetera.
d) toujours les assurances, mais comme outil d’épargne, de placement et de défiscalisation cette fois, grâce à l’assurance-vie, au contrat de capitalisation ou encore au PER.
e) La recherche de financement par le crédit de trésorerie, l’affacturage, l’emprunt à moyen et long terme.
f) L’audit interne en cours d’année et non pas seulement a posteriori, une fois le bilan dressé par son expert-comptable.


